Hello, c’est Marjorie !
On se retrouve pour une nouvelle aventure rando. Et pas n’importe laquelle ! Je suis partie avec une amie explorer les Pyrénées pendant quelques jours.
Autant vous dire que cela a dû être organisé quelques mois à l’avance. Tout d’abord, pour l’aspect logistique. Il nous a fallu prendre le train d’Arras, dans le Pas-de-Calais, jusqu’à Pau, dans le Béarn. (12 heures en Intercités de nuit)

Puis, pour l’aspect physique, nous sommes deux grandes sportives, habituées à la randonnée, mais l’altitude est pour nous quelque chose d’inconnu. Alors, j’ai essayé de préparer mon corps à travers divers entraînements de renforcement musculaire et mental.
Mon objectif était de venir idéalement fin août, début septembre, afin d’éviter l’affluence des vacanciers, de plus en plus nombreux en montagne.
Quelques mots sur le Pic
Situé en plein cœur du Parc National des Pyrénées et proche de la frontière espagnole, ce dernier s’illustre comme l’emblème de la Vallée d’Ossau et plus largement du Béarn. Culminant à 2884 mètres, cet ancien volcan est un incontournable pour les amateurs de randonnées et d’escalade. Il est facilement reconnaissable à sa silhouette si particulière, en forme de dent. Un sommet aussi majestueux qu’impressionnant ! Il a même son surnom : Jean- Pierre.
Explications possibles :
- Jean-Pierre : le géant de pierre…
- Parce qu’il a 2 pointes, l’une plus grande que l’autre et qu’autrefois, traditionnellement, dans la Vallée d’Ossau, l’aîné des garçons s’appelait Jean et le cadet Pierre…

Pourquoi cette montagne ?
Mais laissez-moi vous expliquer mon grand projet…
L’idée serait de réaliser la HRP en une seule fois. HRP signifie « Haute Route Pyrénéenne ». Il s’agit d’une traversée des Pyrénées par des itinéraires parmi les plus hauts et les plus sauvages du massif, réservée aux randonneurs expérimentés.
Mais la HRP n’est pas le seul itinéraire possible ! Il existe également le GR10, célèbre sentier de grande randonnée qui traverse les Pyrénées françaises, d’Hendaye à Banyuls-sur-Mer. Et sur place, nous avons même découvert la Voie d’Arles, l’un des Chemins de Compostelle.
Bref, il y en a pour tous les goûts !
De mon côté, je voulais profiter de cette aventure pour découvrir les différents types de terrains et de difficultés que l’on peut rencontrer autour du Pic. Une sorte de mise en jambes avant le grand projet…
Et autant vous dire qu’on allait en prendre plein la vue !
Je vous emmène avec moi le temps de cette lecture. C’est parti ! ✨
Jour 1 – Rejoindre le Refuge de Pombie

Nous sommes le lundi 31 août 2026.
Arrivées à la gare de Pau vers 9 h 00, nous devons attendre quelques heures avant de prendre le premier bus qui nous ramènera à Laruns, petite commune située à 40 km au sud de Pau. Nous avons de la chance, car c’est le dernier jour pour emprunter la deuxième navette qui relie Laruns au parking d’Anéou, au niveau du col du Pourtalet.
Nous avons obtenu toutes ces informations auprès de l’office de tourisme de Pau. Au passage, les personnes qui y travaillent sont très sympathiques : nous avons été vraiment très bien renseignées.




Nous profitons de ce temps libre pour prendre un petit café en ville et regarder la météo qui nous attend pour les prochains jours. Apparemment, nous aurons droit à une semaine de beau temps fantastique : aucune pluie de prévue et des températures avoisinant les 20 à 25 °C. Après, il est évident qu’il fait toujours plus frais en altitude. Mais, en tout cas, les prévisions sont très bonnes.
L’objectif est d’arriver avant 18 h 00 au refuge de Pombie, car j’ai anticipé une réservation quelques mois plus tôt.
Une journée de transports

Premier bus : c’est fait. La navette aussi. Le conducteur a été super sympa et nous a déposées au parking d’Anéou, ce qui nous a permis de gagner environ un petit kilomètre de marche.
Il nous reste alors entre 1 h 30 et 2 h 00 de marche pour atteindre le refuge, situé à 2 038 m d’altitude. Nous rentrons directement dans le bain ! Le temps est brumeux, mais l’air de la montagne nous fait déjà un bien fou. Les premiers paysages apparaissent, et les premières photos sont prises.




Nous arrivons aux alentours de 17 h 00 et découvrons l’aspect assez rudimentaire du refuge. L’accueil, en revanche, est très chaleureux.
Nous pouvons prendre nos premiers repères, car l’ascension ne se fera que le mercredi 2 septembre.
Dans la soirée, nous réfléchissons à ce que nous pourrions faire comme mise en jambes le lendemain. Nous partirons finalement à la découverte du pic de Peyreget, qui culmine à 2 500 m d’altitude.




Jour 2 – Col et Pic de Peyreget – 2500 m

La première nuit en dortoir a été très courte. Nous dormons dans un dortoir mixte, avec tous les inconvénients que cela comporte : bruits, ronflements, odeurs, arrivées tardives… Mais cela fait partie du jeu ! Et nous nous rendons compte qu’il existe une véritable culture du randonneur. Homme ou femme, tout le monde se respecte, plus ou moins…

Je vous présente notre circuit du jour : environ 7 km, avec pour objectif le passage du col et du pic de Peyreget. Une première partie se fera sur l’HRP, puis le retour se fera par le Tour du Pic du Midi d’Ossau (TOS).




Cette journée est aussi l’occasion de tester notre endurance et de commencer à nous acclimater à l’altitude. C’est un circuit découverte, avec un beau sommet à la clé, sans pour autant nous attaquer au Pic du Midi d’Ossau.




La première partie est assez technique, avec un dénivelé important, des pentes rocheuses et des passages dans les éboulis. Mais le paysage est superbe ! En montant, nous découvrons progressivement une vue imprenable sur le Pic du Midi d’Ossau, tandis que les petits lacs du col apparaissent sous les pentes du Peyreget.







La descente se fait ensuite dans un pierrier. À la fin, un petit plan d’eau attire toute notre attention. Il est d’un bleu incroyable… Je vous laisse le découvrir.
Nous avons pique-niqué à proximité de cette eau turquoise.



Pour le retour au refuge, nous passons par le col de l’Iou (2 194 m), puis par le col de Soum (2 110 m). Le terrain est beaucoup plus accessible et nous ressentons une nette différence avec la partie effectuée sur l’HRP.

Première journée de faite, et nous sommes déjà très fières de ce premier sommet !
Demain, place aux choses sérieuses…



Sunset sur l’Ossau
Jour 3 – Ascension du Pic du Midi d’Ossau – 2884 m

L’ascension de ce géant
Au départ du refuge de Pombie, tous les étés, de nombreux amateurs d’escalade et d’alpinisme se lancent à l’assaut de l’ascension de ce pic légendaire.
Sa voie normale est l’itinéraire le plus facile pour atteindre le sommet.
Cette rando-escalade demande une bonne préparation et un bon niveau de marche, vu sa longueur et son dénivelé (une journée et un dénivelé positif de plus de 1000 m).
L’alternance de 3 cheminées d’une vingtaine de mètres (par sécurité prendre une corde de 50 m pour les franchir ainsi qu’un casque) et des passages de simple marche apporte un côté ludique à cette ascension.
Il ne faut cependant pas sous-estimer ce sommet qui nécessite une dose d’expérience… et de sagesse pour savoir renoncer si le temps ne s’y prête pas.
Attention ! Un accompagnement par un professionnel est fortement recommandé ainsi que le casque et une corde de secours.
Une sacrée expérience


C’est parti pour nous ! Départ à 7h30 du refuge. La nuit a été légèrement meilleure que la première.
Notre guide s’appelle Antoine et il fait partie de l’organisme Aventure Chlorophylle. Antoine nous explique le déroulement de la journée : nous avons une heure de marche jusqu’au pied de la montagne, puis nous aurons trois cheminées à escalader tout en étant encordés. Il restera ensuite 45 minutes à 1 heure d’ascension dans un pierrier.

Nous sommes un groupe de six personnes et, très vite, nous faisons connaissance. La journée s’annonce grandiose. Aucune perturbation météorologique à prévoir.
Malheureusement, je dois faire une confidence : ce n’est pas vraiment la bonne semaine pour moi. Période féminine compliquée, et je manque très vite de souffle avant même d’arriver à la première cheminée. Un immense doute s’installe… Je prends énormément sur moi et je me dis que je ne peux pas abandonner. Ce n’est pas possible.

Nous avons un groupe d’Espagnols devant nous dans la première cheminée, ce qui nous fera patienter un peu. Je profite de cet instant pour préparer le mental, et ça, je sais faire !
Révélation pendant la première étape d’escalade : j’ai adoré cette partie ! J’étais très à l’aise pour grimper. En escaladant, je me suis souvenue que j’en avais déjà fait une fois, durant un stage sportif au collège. Ça m’a certainement aidée.




Finalement, tout se passe bien. Mais il reste tout de même le pierrier à franchir. On y va au mental, et Antoine me prête ses bâtons. Nous arrivons au sommet vers 12h00. Il n’y a personne en haut, seulement notre groupe.
Fières de nous
Cette vue à 360° est indescriptible. Nous sommes sur le toit du monde. Quelle belle récompense !







Petit détail : tout le monde casse la croûte au sommet, mais pour ma part, je n’arrive pas à manger. La bouche est sèche. Je me contente d’une pomme et je préfère m’hydrater.
Une descente vertigineuse
Il est temps de redescendre. La descente se fait face au vide, sur les talons, voire sur les fesses. On appelle ça le « culing » (rire).
Il faudra encore quelques heures pour revenir au refuge. J’ai ressenti plusieurs fois une agréable sensation d’envol.
Ce que je retiens de cette journée ? Une expérience hors du commun, avec des panoramas de dingue. Mais ce que je voudrais surtout mettre en avant, c’est l’esprit de cohésion du groupe, le soutien et l’entraide. C’était vraiment magique.
Un grand merci à vous : Ela, Woody (sherpa à mi-temps), William, Rachel, Aline et Antoine. 💜



Petit conseil
Pour finir, si l’ascension vous tente mais que vous n’avez aucune expérience en alpinisme, ne faites pas les foufous, s’il vous plaît, et prenez un guide. Le prix est d’une centaine d’euros, ce qui vaut largement le coup pour assurer votre sécurité et celle des autres.
Il y a des accidents chaque semaine, notamment des chutes de personnes (mortelles) et des chutes de pierres. Alors, mieux vaut être bien accompagné et profiter pleinement de l’expérience !
Jour 4 – Lac d’Ayous – Gr 10

Lendemain d’ascension…Jeudi 3 septembre 2026. Le corps tient le coup ! Nous n’avons pas trop de courbatures au réveil, ce qui est plutôt rassurant pour la suite.
Aujourd’hui, nous partons en direction d’un incontournable de la vallée d’Ossau : le lac d’Ayous, situé à 1 980 m d’altitude.




Quand on parle du « lac d’Ayous », on désigne souvent l’ensemble des lacs d’Ayous. Le secteur comprend notamment :
- le lac Roumassot, situé autour de 1 845 m ;
- le lac du Miey ;
- le lac Gentau, le plus connu, avec le refuge d’Ayous à proximité ;
- le lac Bersau, situé plus haut sur le parcours.
Le choix de la raison
Deux possibilités s’offrent à nous : soit refaire le col de Peyreget par la HRP, soit emprunter le Tour du Pic du Midi d’Ossau (TOS).

Nous optons pour la deuxième option. Cela nous évite de refaire deux fois le même sentier et me permet de choisir un parcours un peu plus « doux ». Après l’ascension de la veille, ce n’est pas plus mal !
Et nous ne sommes pas déçues. Le parcours est plus fluide et vraiment très agréable.
La particularité de cette journée, c’est que le paysage change constamment : forêt, torrents, cascades, estives, puis lacs d’altitude… Une succession de décors qui rend la randonnée plus savoureuse.



Nous avons tout de même une étape assez chaude aujourd’hui et les passages en forêt sont d’un grand secours pour nous protéger du soleil. Autre information bien utile : un point d’eau se trouve au niveau du lac Roumassot, ce qui nous permet de refaire le plein et de nous hydrater correctement.
Il est situé juste en face d’une ferme où l’on peut également trouver du bon fromage de brebis. Une petite pause gourmande qui tombe plutôt bien !


Nous arriverons au refuge vers 16 h. C’est parti pour une nuit de bivouac !
De toute façon, nous n’aurions pas pu dormir au refuge d’Ayous, car il est complet tout le mois de septembre. Vous avez compris : l’affluence des randonneurs est importante à cette période.
La zone de bivouac offre un panorama exceptionnel. À plusieurs endroits, l’Ossau se reflète dans l’eau, offrant des paysages magnifiques et des photos vraiment sympas. Regardez !


Joli cadeau
Puis vient la nuit…✨🌙
J’ouvre la tente et découvre une vue imprenable sur la Voie lactée. Un demi-croissant de lune se reflète sur le lac. Le spectacle est tout simplement magique.
Mon téléphone n’est malheureusement pas assez performant pour immortaliser le ciel nocturne. Mais finalement, certaines images sont peut-être faites pour rester uniquement dans nos souvenirs.
Quel magnifique cadeau de l’Univers… Je me souviendrai de ce moment toute ma vie.
Jour 5 – Etsaut – Chemin de la Mâture – Gr 10

Réveil à 07h00. La nuit a été fraîche, mais nous sommes motivées pour cette nouvelle journée. L’objectif est simple : continuer sur le GR10 et découvrir les petits villages de la vallée d’Aspe.

Il y a aussi une autre raison de nous diriger vers l’ouest. Si nous avions voulu reprendre les transports depuis le parking d’Anéou, cela n’aurait pas été possible. La navette ne passe plus jusqu’au village de Laruns. Et justement, à l’aller, une petite dame nous avait parlé de la beauté du « Chemin de la Mâture ».
Apparemment, il ne s’agit pas simplement d’un ancien sentier de montagne : il a été taillé directement dans une impressionnante paroi calcaire, au-dessus du gave d’Aspe.

Petite anecdote historique
Son histoire remonte au règne de Louis XV, au XVIIIᵉ siècle. À cette époque, la Marine royale française avait besoin de grandes quantités de bois pour construire ses navires. Les forêts de la vallée d’Aspe fournissaient notamment de magnifiques sapins destinés à devenir des mâts.
Le chemin fut donc creusé à partir de 1772 afin de permettre le transport des troncs depuis les forêts de montagne jusqu’à la vallée.
Le chemin aujourd’hui



Mais revenons à notre étape. Il nous suffit de passer le col d’Ayous (2 185 m) pour faire tout le reste en dénivelé négatif. En seulement 45 minutes, nous sommes en haut du col. Nous disons alors au revoir au pic du Midi d’Ossau, que nous avons tant contemplé et admiré.
Je ressens un drôle de sentiment : comme une impression d’achèvement, mais aussi le début de quelque chose de nouveau.
Dans la descente, nous croisons quelques marcheurs, mais aussi une carcasse de cheval, certainement rongée par des vautours. Le spectacle est terrifiant !



Le GR10 longe ensuite un cours d’eau jusqu’au début du chemin de la Mâture. Nous profitons pour faire une pause vers 12h00, à l’ombre, car la chaleur commence sérieusement à se faire sentir. Nous sortons les gourdes filtrantes, car nous trouvons aucun point d’eau potable.



En repartant, nous croisons un homme qui marche dans le sens inverse. Il nous avertit de la chaleur extrême.
Et mon Dieu… qu’il avait raison !
Cuites à point




Le chemin de la Mâture, c’est une sorte de grande tranchée taillée dans un calcaire blanc, assez glissant. Il fait plus de 30 degrés. Sur 1 200 mètres, nous avons l’impression de marcher dans un véritable four.
C’est très compliqué. Nous sommes en dénivelé négatif depuis 9h30. Les rotules chauffent et je ne vous parle même pas de mes pieds… C’est horrible. Je dois l’avouer : je ne prends absolument aucun plaisir à parcourir ce sentier.
Surtout que notre eau a complètement chauffé. Impossible de s’hydrater correctement. C’est finalement en arrivant à 16h00 dans le village d’Etsaut que nous trouvons le robinet du cimetière. Nous nous réfugions alors dans un petit coin d’ombre pour souffler.
Une étape de 15 km… avec un ressenti de 35 ! C’était dingue !
Tout est bien qui finit bien ! Ce soir, nous avons un bon lit dans une petite chambre d’hôtes. Pardonnez-moi le langage, mais une « fucking » DOUCHE nous attend !
Mise à jour


Nous profitons de cette soirée pour faire une petite mise à jour de notre sac : laver et changer quelques vêtements, et nous offrir un petit restaurant à la brasserie « Le Randonneur », sur la place du village.
Le magret de canard est plus que bienvenu… accompagné, évidemment, d’une bonne bière. 🍺
Après cette journée, on l’a largement méritée !

Jour 6 – Bedous – Voie Compostelle d’Arles


Samedi 05 Septembre. Nous passons une excellente nuit et prenons le temps de préparer nos affaires pour cette nouvelle étape. Au fil de nos discussions, quelque chose évolue avec mon amie. Notre objectif devient différent, et ce n’est pas du tout négatif.
Pour ma part, j’ai testé les terrains que je souhaitais découvrir et accompli l’objectif suprême : le pic du Midi d’Ossau. C’est bon pour moi. J’aimerais quitter le GR10 et faire une petite étape sur le Chemin de Compostelle. Il y a une jonction qui permet de rejoindre la Voie d’Arles, en direction d’Oloron-Sainte-Marie. Je m’arrêterai à Bedous, où se trouve une gare avec un train en direction de Pau.
Mon amie, quant à elle, voudrait continuer quelques jours de plus en solitaire, jusqu’à Lourdes, célèbre haut lieu de pèlerinage catholique. Elle souhaite découvrir plus en profondeur le Chemin de Compostelle (variante de la voie d’Arles) dans cette région.
Ce sera donc notre dernière étape ensemble. Et quel courage elle a de se lancer en solo… 😉
Via Tolosana

La Voie d’Arles, aussi appelée Via Tolosana, est l’un des quatre grands chemins historiques français vers Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est probablement l’une des voies de pèlerinage les plus variées : on part de la Méditerranée, on traverse le Languedoc, le Tarn, Toulouse et la Gascogne, puis on attaque les Pyrénées avant de passer en Espagne par le col du Somport.
Pour nous, il faut suivre le GR653. Je souris tout au long du parcours, car il me replonge dans mon pèlerinage effectué il y a quelques années.
Il y a un livre dédié à celui-ci, vous pouvez le découvrir grâce à ce lien : https://www.amazon.fr/dp/B0F5QQB5JC
Un sentiment familier




J’arrive à me reconnecter directement avec les sensations et les énergies du Camino, celles de la Cathédrale de Saint-Jacques en Galice (Espagne), celles de l’esprit de la célèbre coquille. C’est très agréable. Je comprends aussi que je retrouve toujours, quelque part, un Chemin de Compostelle.
Le chemin est continu et bien balisé. Nous trouvons régulièrement des points d’eau et, de temps en temps, quelques montées, mais rien de bien méchant.



Je réalise que nous avons fait les choses en decrescendo : nous sommes montées très haut pour ensuite redescendre progressivement dans les vallées. Je suis très satisfaite de notre parcours.
Nous arrivons dans le village de Bedous, comblées et très heureuses.



Nous passerons une dernière nuit en bivouac, et le sentiment de complétude ne me quittera plus.

Le Retour

Dimanche 06 Septembre. Réveil vers 6h30. Il a fait plus de 20 degrés cette nuit. Il fait encore sombre, mais ça y est : en ouvrant les paupières, je comprends très vite que mon corps sait que c’est bientôt la fin. Quelques courbatures apparaissent et je me sens lourde.
Je commence à ranger mes affaires avec lenteur et je vois mon amie déjà au taquet pour cette nouvelle journée. Cela me fait sourire, cette contradiction énergétique. Mon train est à 9h00, donc pas de précipitation.
Nous grignotons quelque chose, puis reprenons progressivement le GR. Nous arrivons à la fameuse intersection où nous devons nous dire au revoir. C’est marrant, ce mélange d’émotions. Il y a une forme de tristesse, mais aussi un peu de fierté, car c’est peut-être un peu grâce à moi qu’elle a osé se lancer toute seule.
Je la regarde partir quelques instants, puis je me dirige vers la gare, où j’aurai un peu d’attente.

J’arrive à Pau vers 10h00. Je prends un petit café sur la place Georges-Clémenceau. Je trouve que Pau est une charmante ville. Mon esprit revient tout doucement dans la vie réelle. Je vais avoir une bonne heure devant moi pour flâner et me chercher une chambre pour ce soir.
Quelques mots sur Pau

Pau est une ville du sud-ouest de la France, située dans les Pyrénées-Atlantiques, au pied des Pyrénées. Elle est connue pour son château, ses belles vues sur les montagnes et son célèbre boulevard des Pyrénées.

D’ailleurs, depuis les hauteurs, nous apercevons le pic du Midi d’Ossau.

C’est une ville à la fois historique et agréable à vivre, avec une forte culture béarnaise. Pau est également réputée pour son patrimoine sportif, notamment le rugby et le Grand Prix automobile.
Le monument qui m’a le plus interpellé est le château de la ville. Il est particulièrement connu pour être le lieu de naissance d’Henri IV, roi de France et de Navarre, en 1553.

Une journée à flâner






Mon choix se porte sur l’Hôtel Le Bristol, qui a une excellente réputation. Je m’accorde quelques heures de repos avant de sortir en début de soirée. Je flâne dans les rues, observe les architectures et profite des derniers instants, des ambiances nocturnes.


Mon train pour Paris, gare de Montparnasse, ne sera qu’à 11h30 le lendemain. J’ai donc tout le temps de m’octroyer une bonne nuit de princesse.
Pour finir


Lundi 07 Septembre : je passe une journée complète dans les transports. Avec le changement de gare à Paris — Dieu sait que je déteste cette partie ! — je suis de retour à la gare d’Arras vers 18h30.
Quoi de mieux qu’une bonne bière belge sur la place des Héros pour fêter mon retour et attendre patiemment la personne qui partage ma vie…

Conclusion de cette aventure
C’était fou ! J’ai vécu une expérience sportive et humaine hors du commun. Nous avons fait de très belles rencontres et partagé des moments qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire.
J’ai également rapporté de magnifiques photos de la haute montagne, mais surtout de nombreux souvenirs. Je remercie une fois de plus toutes les personnes croisées au cours de cette ascension, pour les échanges, les encouragements et les petits moments de partage qui ont rendu cette aventure encore plus belle.
C’est une belle réussite sur tous les plans ! 😇✨
J’espère que vous avez apprécié cette lecture et cette découverte en altitude autant que j’ai pris plaisir à vous la partager.
N’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager cet article autour de vous.
À bientôt 💜
Marjorie

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